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Galila’s P.O.C. – Un cabinet de curiosités contemporain

Je ne suis pas collectionneuse d’art. Je suis ‘artoholic’, il s’agit d’une addiction très sérieuse. L’art est mon centre d’intérêt et est essentiel dans ma vie de tous les jours. Indépendamment de la joie que procure l’esthétique, c’est une source de stimulation constante pour la pensée et l’esprit, un puits de créativité permettant une approche de solutions aux problèmes de la vie. Ensuite il y a l’aspect humain ; je suis en contact avec les jeunes artistes qui reflètent le monde de demain. Partager cette expérience est très enrichissant et assurément une source de bonheur.

Galila dans It's Mine, A Tribute to Art Collectors, Wetterling Gallery

La collection de Galila se présente comme un véritable cabinet de curiosités contemporain : c’est un tumulte d’objets plus incongrus les uns que les autres. Ce foisonnement de machinations plastiques en tout genre, regroupées en thématiques, s’apparente ainsi d’une certaine façon à l’accumulation hétéroclite qui présidait à l’édification des cabinets de curiosités à la Renaissance.[…]

En l’occurrence, au cœur de cette accumulation intempestive d’œuvres d’art est à l’œuvre la singulière interprétation du monde opérée par une femme vouée corps et âme à l’édification d’un univers personnel.[…] Depuis plus de quinze ans, c’est l’unique passion de voir qui guide instinctivement Galila dans ses choix. C’est là une première ligne de force de sa démarche de collectionneuse. Dans son attrait pour les œuvres d’art comme pour les objets en général s’exprime une passion purement esthétique : ce sont les formes, les couleurs, les vibrations, les matières et les textures qui sollicitent en elle toute la palette des plaisirs de l’œil.
C’est donc la seule force d’attraction exercée par les œuvres d’art sur sa sensibilité esthétique qui la fait vibrer et décider de ses acquisitions : Galila s’abandonne au magnétisme des œuvres qui attirent son œil dans les filets de leurs formes plastiques. Jamais elle ne se laisse guider par la raison, le calcul ou la spéculation, le pedigree des artistes ne l’intéresse pas.[…]

François Deckoninck, Historien d'art

En 2004, l’époux et partenaire de longue date de Galila, Jacques Hollander, décède inopinément à l’âge de 65 ans. A la date anniversaire de son décès l’année suivante, Galila décide de partir à New York City, un lieu qu’ils aimaient parcourir ensemble. Elle tombe par hasard sur une publicité pour l’Armory show. Accoutumée aux manifestations d’art ancien par le biais de son époux, elle s’y rend en pensant découvrir une collection d’armures. C’est par le seul fait d’un malentendu qu’elle se retrouve plongée dans la célèbre foire d’art contemporain, où, après quinze minutes, elle a son premier coup de foudre pour une œuvre de Tom Fowler. Elle acquiert cette encre sur papier où l’artiste a écrit 11.522 fois le mot « Why ? ».

Depuis, elle se voue entièrement à sa passion dévorante et voyage sans cesse à la recherche d’artistes et d’œuvres à acquérir. Son addiction et son mode de vie lui ont permis de développer une amitié avec les artistes. Au fil des rencontres, cette dernière a donné naissance à la production de nouvelles œuvres.
L’« artoholic » auto-proclamée a construit sa collection autour de 20 thèmes éclectiques tels que l’œil, le livre, la chaise ou le recyclage. Ces thèmes décrivent les traits de personnalité de la propriétaire dans une approche psychanalytique qui rend la collection extrêmement autobiographique.

Galila estime également que le collectionneur contracte un engagement vis-à-vis de l’artiste – une sorte de devoir moral de le soutenir et, en particulier, de montrer son travail : à ce titre, elle ne refuse jamais une demande de prêt d’œuvre de sa collection. Galila’s P.O.C. représente aujourd'hui une étape supplémentaire dans son parcours. Afin de rendre cet art accessible au public, elle a collaboré avec l’architecte Bruno Corbisier à la rénovation d’un bâtiment industriel historique des années 50, dans le quartier de Forest à Bruxelles.

Galila est aujourd’hui heureuse de partager l’expérience intime et généreuse de Galila’s P.O.C., un cabinet de curiosités contemporain libre de préjugés. Elle espère qu’y pénétrer donnera le sourire aux visiteurs.

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